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06/08/2026

Jardins à Versailles...

Après un premier passage raté (l'exposition était fermé (pas le Trianon, faudrait pas perdre de pognon)(heureusement je ne paie pas) pour cause de canicule (décision ministérielle d'après le personnel)), me revoilà à Versailles pour découvrir l'exposition Jardin des Lumières et le moins qu'on puisse dire c'est que j'ai été très très TRÈS déçu, alors que le Trianon avait été récemment le lieu d'expositions très réussies (entre autres Cotelle ou Coypel).

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Raison n°1 : La scénographie tape-à-l’œil (et ce vert...), l'accrochage et l'éclairage sont absolument abominables. Entre la semi-obscurité de certaines salles, les vitres avec éclairage direct, les tableaux sans recul... on souffre pour profiter des œuvres. Mention spéciale (mais on n'oubliera pas non plus les 4 magnifiques Hubert Robert pour Bagatelle dans un beau contre-jour) aux deux grands Fragonard venus de Washington invisibles dans la dernière salle derrière trois grandes verrières...

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C'est beau, non ?

 

Raison n°2 : Les mois d'été sont plein de touristes, et si, hors saison, ils ne se bousculent pas au Trianon, ce n'est pas la même histoire en août (il y avait déjà énormément de monde quand je suis venu, en vain, en juillet). Du coup des hordes bruyantes parcourent l'exposition au pas de courses sans rien (ou presque -oh regarde la jolie robe -) regarder mais en gênant ceux qui sont venus pour ça. Le confort de visite est catastrophique.

 

Raison n°3 : Le sujet est passionnant, mais traité de façon bien trop simpliste pour qu'on y apprenne grand chose. Les panneaux introductifs sont d'une grande banalité, la plupart des œuvres n'ont aucune explication sur leur cartel, et même, ce qui est pire, strictement aucune explication sur leur support, technique, taille... Grand public n'interdit pas un minimum de données "scientifiques".

 

Du coup, on y va ?  Bah euh, oui, il y a des œuvres qu'on n'aura pas l'occasion de voir avant longtemps (outre celles venu de l'autre côté de l'Atlantique, il y a -entre autres- des gouaches et des tableaux sorties des réserves de Versailles ou de Carnavalet) et l'exposition donne un aperçu très réussi des jardins de cette période et de la vie qui allait avec. Mais il y avait moyen de faire tellement tellement mieux...

 

Jardin des Lumières, Grand Trianon, château de Versailles 1750 - 1800, jusqu'au 27 septembre 2026.

02/08/2026

Roses & Pivoines

Elle ferme demain et s'il n'est pas forcément facile de se rendre au château de Rueil-Malmaison et à son "annexe" le château de Bois Préau où on lieu ses expositions temporaires, il ne faut pas hésiter à s'y rendre car même si pas très grande, elle mérite d'être vue.

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Si je ne suis pas fan des expositions mêlant art ancien et moderne, il faut bien reconnaitre qu'au moins ici le lien est logique et si je suis loin d'être fan des œuvres de Thilo Westermann, au moins elle ne jure pas à côté de celles de Redouté et de ses contemporains. N'attendez pas une rétrospective du "Raphaël des fleurs" mais la quinzaine d’œuvres présentées (auxquelles il faut rajouter des gravures d'après ses dessins) avec des techniques et des supports différents suffit largement à ravir les yeux. Mention spéciale à la gouache du Louvre montant des pivoines sur fond noir qui fait la moitié gauche de l'affiche. Et puis c'est aussi un plaisir de découvrir un Vallayer Coster, un Van Dael ou un Gérard van Spaendonck qu'on ne connait pas...

 

Roses & Pivoines, Pierre-Joseph Redouté | Thilo Westermann, château de Rueil-Malmaison, jusqu'au 3 août 2026.