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20/07/2026

Ca ferme au Louvre

Le Louvre semble malheureusement lui-aussi se spécialiser dans les expositions "blockbusters" (David, Delacroix bientôt Zurbaran, heureusement il y a eu Guillon Lethière) pas toujours réussie. Trois grands noms, deux expositions, fallait-il aller au Louvre au printemps et au début de l'été ?

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Vouloir comparer le travail de Michel-Ange et de Rodin pouvait sembler artificiel, surtout autour du sujet du corps qui est par principe même la question principale de tout sculpteur, mais entre les sections au titre aussi fumeux que leur contenu (nature et antiquité : réinventer le modèle ; non finito ; corps et âme ; énergie et vie) et le fait que forcément Michel-Ange est très peu représenté au niveau sculpture (oui, il y a des copies, des œuvres de contemporains ou qui lui furent à un moment attribuées mais ça ne permet pas de voir son génie), l'exposition ne fait pas sens (pour découvrir Rodin autant aller en son musée). Heureusement, il y a de nombreux dessins du grand maître italien, seul véritable intérêt à mon sens de venir. A noter que la réunion de deux grands noms ne suffit plus à attirer les foules...

 

S'il est quasi-inconnu du grand public, Martin Schongauer est un artiste majeur dont l'influence fut considérable dans toute l'Europe, ce que l'exposition montre avec brio. Réunissant une bonne partie de son œuvre peinte comme gravée, elle commence par nous montrer les origines de son art avant de nous présenter les peintures (quel bonheur de revoir la vierge au buisson de roses, malheureusement dans un coffret de verre avec des reflets), les gravures puis l'influence considérable qu'elles ont eu sur les arts pendant des décennies. Une exposition magistrale malheureusement très peu fréquentée (quelques touristes perdus y rentrent par hasard et en sortent bien vite...).

 

A noter que si ces deux expositions ferment aujourd'hui, il y a encore un gros mois pour aller admirer ce chef-d’œuvre absolu qu'est le retable de Moulins dans des conditions qui ne se reproduiront plus avant longtemps...

 

Michel-Ange - Rodin : Corps vivants, Paris, le Louvre, jusqu'au 20 juillet 2026

Martin Schongauer : le bel immortel, Paris, le Louvre, jusqu'au 20 juillet 2026

04/04/2026

Quelques "petites" expositions à Paris et autour...

Loin du circuit des expositions blockbusters (Louvre, Orsay, Versailles, Marmottan, Jacquemart-André...), des institutions moins prestigieuses organisent des expositions bien moins fréquentées, de qualités et de tailles très diverses, mais où il y a toujours l'occasion de découvrir de découvrir de belles choses...

 

Au musée Henner, on s'intéresse sur deux petites salles à l'interprétation par le maître des lieux et par Gustave Moreau du mythe de Salomé. Si bien évidemment la plupart des œuvres majeures des deux artistes sur ce thème n'ont pas fait le déplacement, les tableaux et dessins présentés permettent de se faire une idée du processus de création des deux artistes ainsi que de la diversité des représentations possibles. Une belle exposition-dossier avec un très bon petit catalogue.

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Le musée Moreau présente lui pour un temps fort court une exposition dossier autour de "L'ultime chef-d’œuvre" du maître, La Sirène et le poète, dont on peut découvrir la superbe tapisserie, mais aussi le grand carton récemment redécouvert et restauré ainsi que différentes œuvres préparatoires allant de la grande esquisse peinte à des simples études d'animaux marins d'après le Magasin Pittoresque. Là-aussi une très belle exposition-dossier qui aurait peut-être elle aussi mérité un catalogue.

 

Autre maison-atelier d'artiste, le musée Delacroix présente son nouvel accrochage dont le titre en lui-même montre un gros manque d'inspiration : les trois salles de la maison sont consacrées aux proches, à la maison et aux hommages  / copies tandis que l'accrochage de l'atelier consacré aux peintures a à peine été modifié. Il y a heureusement quelques jolies œuvres pas souvent montrées comme une version très originale du Sardanapale par Madeleine Dines la fille de Maurice Denis (dont est présentée aussi une vue de l'atelier), un portrait de Dedreux-Dorcy, une étude pour le monument à Delacroix de Jules Dalou, l'étude pour l'Immortalité de Fantin-Latour ou une lumineuse étude pour une eau-forte à la gloire de Delacroix par Charles Courtry. De là à payer plein pot si on connait déjà le musée...

 

Contrairement à ce que son titre pour laisser penser, l'exposition Après Michel-Ange au cabinet des dessins Jean Bonna à l'ENSBA présente comment le maître été étudié, copié et regardé à la Renaissance (quelques gravures et un dessin) mais surtout en France au XIX° autour de l'immense copie du jugement dernier par Sigalon. Parmi des œuvres très diverses (dont des dessins par les élèves actuels de l'école qui n'apportent pas grand chose...) et pas toutes intéressantes, un ensemble de copies / études par Géricault et Carpeaux, un très beau Michel-Ange veillant son serviteur malade de Robert-Fleury, l'étude d'après la Bataille de Cascina de Triqueti et une magnifique étude de tête de pestiféré de David. Pour moi une des expositions les moins réussies du cabinet des dessins ces dernières années.

 

On ne va pas s’appesantir sur l'exposition que le musée des Avelines consacre à l'aéronautique, la place consacrée à Dassault paraissant excessive et sans intérêt et le nombre d’œuvres correspondant à la ligne de ce blog étant faible (il y a quelques très beaux objets). Reste que le Devambez d'Orsay qui fait l'affiche est toujours sublime, qu'il y a une poignée de beaux portraits et que l'exposition a tout pour plaire aux familles.

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Difficile de parler de "petite" exposition au musée de Meudon vu le nombre de peintures et dessins présentées en un accrochage ultra-serré dans les quatre petites salles du premier étage mais la très grande différence de qualité entre les œuvres interrogent un peu même si l'on comprend bien que le but de la collection Courtois est de montrer l'immense variété des paysages de l'ouest parisien depuis la fin du XIX°. Au milieu de quelques noms connus (Lebourg, Frank Myers Boggs et son fils Frank-Will, Harpignies, Raffaelli, Lépine, Luce) et d'autres aperçus ici et là (Tauzin, César Pattein, Etienne Maxime Vallée, Victor de Grailly), de belles découvertes (très beau paysage de neige de Victor Henry, étonnant étang de Villebon de l'inconnu Georges Meurice, le paysage à l'étang de Charles Antoine Armand Lenglet ou le bois de Boulogne de Pierre Chapuis) mais aussi des choses nettement moins intéressantes. A noter un bel ensemble de René Durey même si je ne suis pas très fan.

 

Salomé. Henner et Moreau face au mythe, musée Henner, Paris, jusqu'au 22 juin 2026.

La Sirène et le poète, musée Moreau, Paris, jusqu'au 4 mai 2026.

Delacroix. Un lieu, un artiste, musée Delacroix, Paris, jusqu'au 6 septembre 2026.

Après Michel-Ange, ENSBA, jusqu'au 24 mai 2026.

Saint-Cloud dans les nuages, une aventure aéronautique, musée des Avelines, Saint-Cloud, jusqu'au 5 juillet 2026.

L’âme artistique et urbaine de l’Ouest parisien, la collection Courtois, musée d'Art et d'Histoire, Meudon, jusqu'au 12 juillet 2026.

10/01/2026

Ca ferme demain...

... et vous ne pourrez peut-être pas la voir si ce n'est pas encore fait car la billetterie d’Orsay indique complet. Il y avait pourtant peu de monde quand je me suis enfin décidé à m'y rendre et cela grâce aux quelques centimètres de neige paralysant la capitale.

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L'exposition consacrée à John Singer Sargent est donc à la fois une superbe réussite et une petite déception : superbe réussite car elle nous montre bien sa formation, son évolution, ses différentes facettes et pas seulement ses chefs-d’œuvre. Et petite déception car on aurait aimé en voir encore plus (l'exposition Boldini au Petit Palais était bien plus complète par exemple...). Mais c'était quand même indéniablement une des expositions de l'hiver.

 

Et puis il faut en profiter pour voir l'exposition consacrée au sculpteur Paul Troubetzkoy, les dessins et études de Seurat disséminés au milieu des œuvres contemporaines de Bridget Riley ainsi que pour faire un tour dans les collections où des peintures vont et viennent (tiens un Léo Gausson, tiens une scène gauloise de Xénophon Hellouin...).

 

John Singer Sargent : Éblouir Paris, Paris, musée d'Orsay, jusqu'au 11 janvier 2026

21/10/2025

Madame de Caen

Si on connait très bien certains généreux donateurs de l'Institut de France / Académie des Beaux Arts (Marmottan, Jacquemart-André), on a totalement oublié Anne-Sophie Marchoux, comtesse de Caen ( 1809 - 1870 )(dont on peut admirer le somptueux portrait commandé à Adolphe Yvon) et sa fondation crée par testament dont le but était d'aider les jeunes artistes venant d'avoir le prix de Rome. Si les œuvres acquises par la fondation furent exposées au musée de la comtesse, installé dans le pavillon qui porte aujourd’hui son nom au Palais de l’Institut de France, cela fait maintenant plus de 50 ans que la plupart n'ont pas été montrées.

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On ne peut donc que remercier l'Institut, même si c'est pour un temps assez court, de présenter une partie des œuvres de cette collection dans le pavillon qui les a autrefois accueillies. Et il est étonnant de voir à quel point la plupart des lauréats du prix de Rome à partir de 1872 ont été oublié (ou ont totalement changé de style). Parmi ceux ayant laissé un trace, on notera la surprenante et brillante Salomé d'Aimé Morot (ce chef-d’œuvre est LA redécouverte de l'exposition), La Pensée et Le Travail d'Albert Besnard conçus en décor pour le musée de Caen et encore loin des chefs-d’œuvre de l'artiste remis brillamment en valeur il y a quelques années par le Petit Palais ou la Danaé d'André Devambez très très loin de ce que fut par la suite l’œuvre future de l'artiste (lui aussi remis brillamment en valeur par le Petit Palais et le musée de Rennes).

 

Mais qui connait encore Joseph Wencker, dont la Baigneuse doit tout à la Naissance de Vénus de Cabanel, Alfred Bramtot dont la Léda aurait sans doute fait fureur 20 ans plus tôt, Lucien Doucet mort trop tôt dont la Jeune fille à sa toilette montre un talent pour le pastel incroyable, Victor Guétin dont le En Famille peint en 1908 parait si loin des avant-gardes triomphant à l'époque. Le Prix de Rome était devenu alors si loin des préoccupations artistiques "modernes"... Si l'on ajoute à cela un très bel ensemble de sculptures (somptueuse Cigale de Marqueste) et de dessins d'architectes (Acropole de Marcel LambertRestauration de la Villa Médicis de Gaston RedonArc de Constantin de Maurice Boutterin), on tient là une exposition à voir à tout prix, d'autant qu'elle est gratuite...

 

Le musée secret de la comtesse de Caen, Paris, Institut de France, jusqu'au 30 novembre 2025.

 

20/10/2025

L'école de Paris

Parfois on va à une exposition un peu à reculons et on a une bonne surprise. Ce fut mon cas au musée de Montmartre pour l'exposition L’École de Paris, Collection Marek Roefler, où je ne me suis rendu que pour l'affiche (superbe Danseuse russe de Tamara de Lempicka, qui n'est d'ailleurs pas toujours rattaché à l'école de Paris) et un peu de curiosité.

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Il faut dire que je n'apprécie guère les artistes rattachés à ce courant artistique qui n'est en pas vraiment un, tant il réunit des profils divers n'ayant comme point commun que Paris, l'avant-garde et, pour la plupart, d'être étranger. Ainsi derrière les références Van Gogh et Cézanne, on touche ici un peu à tout au niveau des influences : cubisme, fauvisme, expressionnisme, art déco..., le même artiste montrant souvent des visages très différents au cours du temps.

 

Mais voilà, il faut reconnaître que la collection réunie par Marek Roefler est incroyable et m'a fait apprécier des œuvres d'auteurs qui, jusqu'ici, ne m'avaient jamais touché, comme la saisissante Maternité de Mela Muter, Les fortifications, Issy-les-Moulineaux de Michel Kikoïne, Paysage de Kérity de Louis Marcoussis, le Paysage très géométrique de Alice Halicka ou le double portrait Zoucha et Louis Tas de Moïse Kisling. Ajoutons à cela deux beaux petits ensembles de Tamara Lempicka (étonnant Coin d'atelier) et Eugène Zak (très beaux portraits dessinés) et on obtient une exposition où tout le monde trouvera son bonheur... et des choses qu'il appréciera moins...

 

L’École de Paris, Collection Marek Roefler, Paris, musée de Montmartre, jusqu'au 15 février 2026.

13/09/2025

Revoir Luce

Vu l'endroit où j'ai passé mon enfance, le nom de Maximilien Luce ( 1858 - 1941 ) m'est connu depuis très longtemps même s'il m'a fallu des années avant d'apprécier pleinement son art. Ce fut donc un plaisir de me rendre (plusieurs fois) à la grande exposition que lui consacre le musée Montmartre.

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Et autant le dire tout de suite, c'est une grande réussite qui devrait convaincre ceux qui ne le savaient pas que c'est un artiste majeur du courant post-impressionniste. Chrono-thématique comme la plupart des expositions actuelles, elle présente ses proches, sa période à Montmartre, ses vues parisiennes en particulier les travaux dans Paris, le Sud de la France, la Belgique, Londres et pour finir Rolleboise près de Mantes-la-Jolie où il s'est installé à partir de 1917. Il y a des tableaux majeurs dans chaque section mais aussi un bel ensemble de gravures (pas assez de dessins en revanche) et c'est un régal pour les yeux. Deux petits soucis cependant : ce n'est pas réellement une rétrospective, étant comme son titre l'indique tourné vers le paysage, ce qui fait qu'une partie de l’œuvre de Luce est partiellement voire totalement occultée (la Commune, la Grande Guerre...) et elle présente essentiellement des tableaux de sa période divisionniste au détriment de sa deuxième partie de carrière (certes plus inégale). Ce qui ne doit surtout pas vous empêcher d'y courir avant sa fermeture demain.

 

Heureusement il y a deux façons d'avoir une vision plus complète de l’œuvre de Maximilien Luce. D'abord en se rendant à Montargis où le musée Girodet présente pour la deuxième fois seulement le très bel ensemble qui lui a été légué en 1983. On pourra y admirer quelques peintures, surtout des petits formats tardifs dont une magnifique Sablière à Rolleboise et une Gare de l'Est très représentative de ses tableaux de permissionnaires pendant la guerre de 14 mais aussi un bel ensemble de gravures et surtout de très nombreux dessins montrant toute sa virtuosité pour représenter en quelques traits un portrait (son fils Frédéric, Signac), un travailleur ou un petit paysage, qu'il soit urbain, bucolique ou maritime. Puis en se rendant au musée de l’Hôtel-Dieu à Mantes-la-Jolie où les très nombreuses peintures donnent un panorama bien plus complet (bon, il y a peu d’œuvres purement divisionnistes par contre) du maître. L'occasion de voir des toiles importantes comme Le bon samaritain, Les voleurs de poule, La gare de l'est sous la neige, L'exécution de l'alsacienne ou une des versions de L’exécution de Varlin. Tout cela devrait vous convaincre que Luce est un artiste majeur...

 

Maximilien Luce, l’instinct du paysage, Paris, musée de Montmartre, jusqu'au 14 septembre 2025.

Maximilien Luce, passager du temps, Montargis, musée Girodet, jusqu'au 12 octobre 2025.

30/07/2025

Deux ratages parisiens

L'une ferme, l'autre a ouvert il y a peu, mais on ne vous conseille pas vraiment ces deux "expositions évènements" qui, comme presque toujours, sont des ratages (mais pleines de monde, donc j’imagine que tout le monde est content...).

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Cléopâtre à l'IMA est une parfaite illustration du vieil adage "qui trop embrasse mal étreint". Un premier étage consacré à la vie de la reine (et un peu à la dynastie ptolémaïque) où tout est survolé et où les pièces archéologiques présentées ne sont pas fantastiques ; un deuxième étage consacré à sa postérité dans les lettres, les arts, le cinéma et la socio-politique (section plus que dispensable et discutable)... on imagine bien qu'il y a peu de choses consacrées à chaque thème... Ainsi la partie beaux-arts qui nous intéresse ici prend moins de place que le Astérix de Chabat (je ne plaisante pas) en présentant à peine 20 peintures, gravures et sculptures. Alors certes, quelques dizaines de morts de Cléopâtre aurait peut-être été de trop (pas pour moi) mais les œuvres présentées montrent à quel point les artistes peuvent en avoir une vision différente (moment de la morsure, agonie, corps sans vie). Il est en outre dommage que trop d’œuvres soient déjà bien connues des amateurs de nos musées de Province. On est en revanche ravi de voir le Cléopâtre dissolvant la perle de Carlo Maratta du Museo nazionale del Palazzo di Venezia à Rome, même si fort mal éclairé comme les autres... Bref pas franchement indispensable...

 

Les "grandes" expositions à Jacquemart-André sont souvent discutables (hello Botticelli...), mais on a peut-être touché le fond avec celle consacrée à Artemisia Gentileschi, artiste tellement "à la mode" qu'il y a des rétrospectives constamment à travers le monde (donc logiquement les chefs-d’œuvre ne peuvent pas être prêtés partout), qui réussit à être pire que celle du musée Maillol il y a quelques années, déjà assez moyenne. Énormément de monde, salles trop petites pour le format de nombreuses toiles, éclairage et couleur des murs... ne mettant pas en valeurs les œuvres va-t-on dire poliment... l'expérience du visiteur n'est déjà pas terrible. S'ajoute à cela la qualité très variable des toiles présentées. Certes il y a quelques indiscutables tableaux majeurs venus de grandes institutions mais aussi beaucoup d’œuvres bien moins convaincantes souvent en main privée (faut dire qu'il en passe du Artemisia sur le marché de l'art depuis quelques années). Et comme dans d'autres expositions, on aimerait bien un prudent "attribué à" voir même un honnête "ici attribué à" quand il y a discussion (le Couronnement d'épines du Caravage reste discuté par exemple même si l'attribution semble gagner du terrain). Du coup impossible de se faire une véritable idée de l'artiste (on est très loin de la splendide rétrospective Ribera du Petit Palais mettant définitivement lo Spagnoletto tout en haut des peintres caravagesques)(où n'est pas Artemisia, loin de là). Et on rit (jaune) en lisant des "critiques" affirmant que l'exposition montre à quel point Artemisia est supérieur à son père Orazio, représenté, lui, par 5 toiles merveilleuses...

 

Le mystère Cléopâtre, Paris, IMA, jusqu'au 11 janvier 2026

Artemisia, héroïne de l'art, Paris, musée Jacquemart-André, jusqu'au 3 août 2025