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20/07/2012

Théo van Rysselberghe à Lodève

Depuis l'exposition de Gand en 1993 où je l'avais découvert, j'éprouve une vive passion pour Théo van Rysselberghe. Et si j'ai manqué la grande rétrospective qui lui fut consacré à Bruxelles il y a quelques années, ma présence dans le Sud rendait inévitable mon passage à Lodève.

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Présentée par ordre chronologique afin de montrer son évolution stylistique (formation académique, découverte du divisionnisme, création d'un style propre avec des touches plus larges, retour à un certain classicisme...), l'exposition présente une soixantaine de peinture et une quinzaine d'œuvres sur papier qui permettent de se faire une bonne idée de l'art de celui qui reste mon « pointilliste » préféré, une large place étant consacré aux portraits, genre dans lequel il excelle mais qui peut sembler moins plaisant que d'autres.

 

Si elle n'est pas indispensable (un peu plus d’œuvres (on pense avec envie aux 200 (!!!) présentées à Bruxelles) aurait été agréable, en particulier dans le domaine du paysage, même si du coup il y a peu de choses mineures), l'exposition de Lodève est quand même chaudement recommandé si vous passez dans le coin, que l'on connaisse déjà ou pas cette figure majeure du Post-Impressionisme.

 

Théo van Rysselberghe, l'instant sublimé, jusqu'au 21octobre 2012, musée de Lodève.

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15/07/2012

Balade dans l'Aude V : eglise St Martin de Limoux

Si l'église St Martin de Limoux ne contient aucune peinture majeure, elle contient un ensemble d'oeuvres anonymes très décoratives.

 

Du XVIII° siècle, L'adoration des bergers et L'adoration des mages très baroques rappellent confusément quelque chose sans qu'on arrive à trouver quoi.

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Plus anciennes, Les noces de Cana, La résurrection de Lazare et L'adoration des mages font preuve d'un ténébrisme un peu maladroit.

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12/07/2012

St Jean de Montmartre

Si les grands décors religieux des années 1840-1870 restent mal connus (et malheureusement parfois dans des états très inquiétants), que dire de ceux qui sont postérieurs, la plupart du temps même pas signalé dans les églises. L'église Saint-Jean de Montmartre présentent deux beaux ensembles datant des années 1910 et montrant la persistance d'un style académique tardif.

 

Elève de Humbert et de Laurens, Alfred Plauzeau ( 1875 – 1918 ) exposa au Salon des Artistes Français à partir de 1904 sans apparemment connaitre un très grand succès et semble avoir été surtout connu pour ses paysages et ses scènes de marché. La cène et Les Noces de Cana installées dans le chœur, font preuve d'une très belle lumière et font partie de ces œuvres religieuses s'inspirant d'une certaine vision de l'Orient. Le musée Sainte-Croix de Poitiers lui a consacré une exposition en 1985.

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Les quatre étapes du Chemin de croix de Eugène Edmond Thiery ( 1875 - ? ) cherchent plutôt à retranscrire une certaine idée de la Rome antique. Plus statiques et avec un coloris plus froid, elles font penser avec leur fond doré aux décors néo-byzantins de certains édifices.

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Elève de Gérome, Blanc, Ferrier et Darvant, Thiery connut une bonne carrière officielle au Salon des Artistes Français (médailles en 1908 et 1934, Légion d'Honneur) comme portraitiste, peintre de genre et d'architecture. Si Joseph patron des travailleurs et Marie consolatrice des affligés sont plus ancrés dans leur temps (ils ont été peints pendant la guerre), ils se révèlent en revanche très peu décoratifs avec une composition bien lourde.

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08/07/2012

St Francois de Sales

Hors des circuits touristiques (mais à deux pas du musée Henner), l'église St François de Sales dans le XVII° arrondissement de Paris propose dans deux chapelles des décors de la fin du XIX°.

 

On trouve fort peu de renseignements sur Gustave Adolphe Chassevent-Bacques ( 1818 - 1901 ) qui fut élève de Coignet, débuta au Salon de 1845 et fut l'auteur de portraits, de scènes orientalistes et de grandes compositions religieuses. Les quatre compositions de la chapelle (La visitation, L'annonciation et deux anges) font preuve d'une grande sûreté de dessin et d'un coloris agréable mais sont d'une composition des plus classiques.

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Plus connu, Henry Daras (1850 - 1928 ) fut élève de Cabanet puis Delaunay avant de subir l'influence de son ami Puvis de Chavannes et de créer sa propre vision du symbolisme. On pourra admirer de nombreuses oeuvres, en particulier ses paysages de la campagne française sur le site qui lui est consacré. Peintes au début de sa carrière, les peintures de l'église St François de Sales (Le coup de lançe, L'incrédulité de St Thomas, Ste Véronique et Ste Hélène) sont encore fortement marqué par l'académisme et rappellent un peu certaines compositions du Panthéon.

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Enfin, une grande Adoration des mages anonyme et flamande orne le bas-côté droit.

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03/07/2012

Que d'arbres...

Le musée Tavet-Delacour à Pontoise propose une exposition sur le thème de l'arbre dans la peinture de paysage de 1850 à 1920. Le choix des oeuvres, provenant en grande partie des collections de Pontoise, du Petit Palais de Genève et de collections privées, est pertinent, mêlant des artistes célèbres (Caillebotte, Corot, Monet, Matisse, Maurice Denis) et d'autres plus méconnus. On a ainsi le plaisir d'admirer Emile Van Marcke de Lummen (La Reine Blanche - Forêt de Fontainebleau), Frédéric Montenard (L'élagage), Frédéric Cordey (Le Fagot)...

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Malheureusement, l'expo comme son catalogue se contente un peu trop d'être une superbe galerie d'images (ce qui est déjà pas mal) et n'explique jamais son propos (cartels minimalistes, aucun grand panneau explicatif). On remonte ainsi dans le temps, partant des fauves et des nabis pour aller vers le post-impressionnisme,  l'impressionnisme et l'école de Barbizon sans aucune explication. Certaines toiles semblent se rattacher difficilement au thème (Paysage de l'Île de France de Guillaumin et La fête des Fossés de Piette en particulier) à moins de considérer que tout paysage avec un arbre quelque-part fait l'affaire alors que d'autres sont tout particulièrement adapté (Boulevard vu d'en haut de Caillebotte). Enfin pourquoi le choix de 1850 alors que la création du concours de l'arbre à l'Ecole des Beaux-Arts en 1823 aurait pu semblé plus judicieux ? Les quelques lignes d'explication du catalogue sont bien peu convaincantes... Reste le plaisir des yeux, et il est grand !

 

L'arbre dans la peinture de paysage de 1850 à 1920, Pontoise, musée Tavet-Delacour, jusqu'au 8 juillet 2012.